la spécificité de la lutte médiévale
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- Alexander Pierre
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Re: la spécificité de la lutte médiévale
re,
Sur quel point?
Sur quel point?
- fabrice du maine
-
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Re: la spécificité de la lutte médiévale
Sur la convention de pratique. 
- Alexander Pierre
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- Inscription: Jeu 2 Fév 2012 15:41
- Localisation: Paris
Re: la spécificité de la lutte médiévale
^^
En rapide: oui (CW, Auerswald, Ott, Wurms, la section non Ott dans le Ringeck, d'autres codex avec des numéros que je n'ai pas en tête) mais j'ai l'impression de voir des traditions / conventions différentes avec des focus différents.
(je poste plus plus tard)
En rapide: oui (CW, Auerswald, Ott, Wurms, la section non Ott dans le Ringeck, d'autres codex avec des numéros que je n'ai pas en tête) mais j'ai l'impression de voir des traditions / conventions différentes avec des focus différents.
(je poste plus plus tard)
- Alexander Pierre
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- Messages: 415
- Inscription: Jeu 2 Fév 2012 15:41
- Localisation: Paris
Re: la spécificité de la lutte médiévale
Hop, c'est re-moi.
On pourra en parler lors du stage dans quelques semaine si tu veux Fabrice.
En fait, en lisant les différentes sources de lutte médiévale allemande à notre disposition (j'ai dû lire tout ce qui traine de traduit ou de transcrit mais je n'ai vraiment étudié que la lutte du Ringeck (les deux parties), Codex Wallerstein et je commence Auerswald) on voit que toutes ne couvrent pas le même champ des possibles.
On a la distinction entre lutte sérieuse et amicale déjà, certaines sources n'ont aucune frappes, clés, etc. Certaines sources n'ont aucun contrôle au sol, tout se passe debout, certaines vont en avoir, d'autres vont aller plus loin, par ex. dans le Ringeck on peut lire, en dehors de la section dédiée, dans une pièce après avoir fait tomber l'adversaire d'une certaine façon, on peut enchainer avec un contrôle au sol; autre ex. certaines sources vont présenter des sorties à des contrôles au sol. Certaines sources évoluent dans des réalités différentes, par ex. la façon d'amener le ramassement de jambes dans le codex wallerstein ou Auerswald va être différente de celle du Ringeck: jeu / préparation sur les bras vs. frappes au visage (reflet d'une convention/contexte d'application différent). Certaines sources ont des hacken et des traverses, d'autres pas.
En gros, j'ai l'impression qu'il y a des familles de conventions reflétant des pratiques variées en fonction des "traditions" (si tant est qu'on puisse en trouver, disons a minima des auteurs), époques, lieux...ce serait un bon sujet de papier ça messieurs les spécialistes
.
Au final, dans ma pratique, je me concentre sur ce qui peut être pratiqué facilement par le plus grand nombre, la lutte amicale, et j'essaye d'embrasser un panel le plus large possible. C'est pour ça que je me suis concentré initialement sur le Codex Wallerstein qui a de tout mais si je faisais de lutte selon Auerswald je pratiquerai différemment (par ex. quand je chute avec mon adversaire peu importe ce qui se passe au sol tant que je l'ai fait chuter). Je pratique toujours avec à l'esprit que ce je fais doit pouvoir être globalement transposé en lutte sérieuse (le moto habituel un même art global pour la salle et en dehors).
Et pour la compétition de juin, je veux me concentrer sur la champ le plus large parce que c'est cohérent avec ce que je comprends de la tradition sur laquelle j'ai commencé et parce que j'aime ça
.
On pourra en parler lors du stage dans quelques semaine si tu veux Fabrice.
En fait, en lisant les différentes sources de lutte médiévale allemande à notre disposition (j'ai dû lire tout ce qui traine de traduit ou de transcrit mais je n'ai vraiment étudié que la lutte du Ringeck (les deux parties), Codex Wallerstein et je commence Auerswald) on voit que toutes ne couvrent pas le même champ des possibles.
On a la distinction entre lutte sérieuse et amicale déjà, certaines sources n'ont aucune frappes, clés, etc. Certaines sources n'ont aucun contrôle au sol, tout se passe debout, certaines vont en avoir, d'autres vont aller plus loin, par ex. dans le Ringeck on peut lire, en dehors de la section dédiée, dans une pièce après avoir fait tomber l'adversaire d'une certaine façon, on peut enchainer avec un contrôle au sol; autre ex. certaines sources vont présenter des sorties à des contrôles au sol. Certaines sources évoluent dans des réalités différentes, par ex. la façon d'amener le ramassement de jambes dans le codex wallerstein ou Auerswald va être différente de celle du Ringeck: jeu / préparation sur les bras vs. frappes au visage (reflet d'une convention/contexte d'application différent). Certaines sources ont des hacken et des traverses, d'autres pas.
En gros, j'ai l'impression qu'il y a des familles de conventions reflétant des pratiques variées en fonction des "traditions" (si tant est qu'on puisse en trouver, disons a minima des auteurs), époques, lieux...ce serait un bon sujet de papier ça messieurs les spécialistes
Au final, dans ma pratique, je me concentre sur ce qui peut être pratiqué facilement par le plus grand nombre, la lutte amicale, et j'essaye d'embrasser un panel le plus large possible. C'est pour ça que je me suis concentré initialement sur le Codex Wallerstein qui a de tout mais si je faisais de lutte selon Auerswald je pratiquerai différemment (par ex. quand je chute avec mon adversaire peu importe ce qui se passe au sol tant que je l'ai fait chuter). Je pratique toujours avec à l'esprit que ce je fais doit pouvoir être globalement transposé en lutte sérieuse (le moto habituel un même art global pour la salle et en dehors).
Et pour la compétition de juin, je veux me concentrer sur la champ le plus large parce que c'est cohérent avec ce que je comprends de la tradition sur laquelle j'ai commencé et parce que j'aime ça
- Benoit Rêveur
- Messages: 18
- Inscription: Dim 22 Nov 2015 23:45
Re: la spécificité de la lutte médiévale
Je trouve que la présence de frappes à mains nues en lutte ancienne permet une intéressante étude sur des tas de choses (que ce soit celles de Fiore, de Talhoffer ou du codex, pardon pour les autres que je ne cite pas), comme diverses autres techniques.
Dernière édition par Benoit Rêveur le Mer 29 Jan 2020 23:44, édité 1 fois.
Re: la spécificité de la lutte médiévale
Benoit Rêveur a écrit: Je trouve que la présence de frappes à mains nues en lutte ancienne permet une intéressante étude sur des tas de choses (que ce soit celles de Fiore, de Talhoffer ou du codex, pardon pour les autres que je ne cite pas), mais je doute que ce soit autorisé en compétition (comme diverses autres techniques plutôt "hardcore" à subir)
D'autant que le combat à mains nues chez Fiore dei Liberi ne présente pas de frappes. Je dirais même que cela se rapproche plutôt (je ne parle que de ce que je connais hein, niveau allemand je ne sais pas) d'une forme de self-défense par clés sur les articulations et gêne à l'adversaire afin de se libérer d'une étreinte forte (grappling).
- Benoit Rêveur
- Messages: 18
- Inscription: Dim 22 Nov 2015 23:45
Re: la spécificité de la lutte médiévale
Pourtant dans la partie lutte de Fiore il y en a des percussions (par exemple douzième et treizième jeux , pour ne citer que les plus explicites en la matière).
- Pierre al Chaize
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Re: la spécificité de la lutte médiévale
Jeu 11, percussion du genou dans les couilles
Questo fere lo compagno cum lo zinochio in gli choglioni
Re: la spécificité de la lutte médiévale
Le 11 c'est la prise de la concorde, pas de percussion avec le corps (mais en allant frapper le corps de l'adversaire contre un objet...la nuance est là
).
Pour le 12 (colpi di coglioni) je suis d'accord, autant pour moi (peut-être que nos sources ne placent pas les jeux à la même place...?). Quand au 13ème jeu, oui, la main venant frapper le visage, on peut parler de percussion (de notre côté, on le travaille plus comme une gêne -doigt sous le nez, point très désagréable qui fait bien lâcher prise- ).
Les jeux 15 et 16 également, "qui causent grande douleur", et qui selon moi se rapprochent plus des points de douleur (main dans les yeux, pouces dans les yeux) que de la véritable frappe.
Et sur un panel de 16 jeux, cela reste quand même minoritaire, par-rapport au ringen allemand par exemple (que beaucoup de personnes travaillent avec percussions dans un style parfois très pied/poing).
Pour le 12 (colpi di coglioni) je suis d'accord, autant pour moi (peut-être que nos sources ne placent pas les jeux à la même place...?). Quand au 13ème jeu, oui, la main venant frapper le visage, on peut parler de percussion (de notre côté, on le travaille plus comme une gêne -doigt sous le nez, point très désagréable qui fait bien lâcher prise- ).
Les jeux 15 et 16 également, "qui causent grande douleur", et qui selon moi se rapprochent plus des points de douleur (main dans les yeux, pouces dans les yeux) que de la véritable frappe.
Et sur un panel de 16 jeux, cela reste quand même minoritaire, par-rapport au ringen allemand par exemple (que beaucoup de personnes travaillent avec percussions dans un style parfois très pied/poing).
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