la spécificité de la lutte médiévale
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Re: la spécificité de la lutte médiévale
Ça dépend comment tu lis les manuscrits de Fiore...
C'est minoritaire si tu considères que la partie "lutte" ouvre le manuscrit ; ça l'est beaucoup moins, si tu considères que la lutte ferme le manuscrit (selon l'ordre qu'aurait voulu Fiore) et complète juste ce qui n'a pas été abordé avant. Parce qu'avant, en dague, épée, etc., il y a un sacré nombre de techniques que nous classerions aujourd'hui dans le registre de la lutte...
Il faut observer plusieurs choses dans la lutte de Fiore : la place dans l'oeuvre, comme je viens de le dire ; le terme général d'abrazare (étreindre), qui est une distance autant que la désignation de la lutte en langue vulgaire, mais qui n'est pas tout à fait toute la lutte, au sens où on l'entends aujourd'hui ; le mot employé de "percosa", qui désigne un type de technique, type qui n'est d'ailleurs pas donné la typologie générale de la partie dague (qui parle de désarmement, clé/lien, brisure et chute), mais qui y est suggéré (poings levés, par exemple) ; et pleins d'autres choses.
Bon, c'est décidé, j'hésitai encore, mais ce sera l'objet de mon intervention en Arles pour les 3e Rencontres de lutte...
C'est minoritaire si tu considères que la partie "lutte" ouvre le manuscrit ; ça l'est beaucoup moins, si tu considères que la lutte ferme le manuscrit (selon l'ordre qu'aurait voulu Fiore) et complète juste ce qui n'a pas été abordé avant. Parce qu'avant, en dague, épée, etc., il y a un sacré nombre de techniques que nous classerions aujourd'hui dans le registre de la lutte...
Il faut observer plusieurs choses dans la lutte de Fiore : la place dans l'oeuvre, comme je viens de le dire ; le terme général d'abrazare (étreindre), qui est une distance autant que la désignation de la lutte en langue vulgaire, mais qui n'est pas tout à fait toute la lutte, au sens où on l'entends aujourd'hui ; le mot employé de "percosa", qui désigne un type de technique, type qui n'est d'ailleurs pas donné la typologie générale de la partie dague (qui parle de désarmement, clé/lien, brisure et chute), mais qui y est suggéré (poings levés, par exemple) ; et pleins d'autres choses.
Bon, c'est décidé, j'hésitai encore, mais ce sera l'objet de mon intervention en Arles pour les 3e Rencontres de lutte...
- Benoit Rêveur
- Messages: 18
- Inscription: Dim 22 Nov 2015 23:45
Re: la spécificité de la lutte médiévale
Pour les points de pression douloureuse chez Fiore il y a aussi le huitième jeu et le cinquième jeu, je trouve intéressant de voir qu’ils (ces jeux avec points de douleurs) paraissent toujours accompagnés d’un déséquilibre.
En effet chez les germaniques précédemment cités les parties du corps utilisées pour frapper et les effets recherchés sont variés, et … comment dire ? Bah disons que ce ne sont pas souvent des frappes du poing….
Chez Talhoffer aussi la lutte à mains nues peut être une chose à connaître pour qui veut mieux appréhender le combat à certaines distances dans les chapitres armés, la récurrence de certaines pièces de lutte , dans divers chapitres armés, peut justifier une approche de ce type.
En effet chez les germaniques précédemment cités les parties du corps utilisées pour frapper et les effets recherchés sont variés, et … comment dire ? Bah disons que ce ne sont pas souvent des frappes du poing….
Chez Talhoffer aussi la lutte à mains nues peut être une chose à connaître pour qui veut mieux appréhender le combat à certaines distances dans les chapitres armés, la récurrence de certaines pièces de lutte , dans divers chapitres armés, peut justifier une approche de ce type.
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