le coup tordu raccourci
- fabien du Mans
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le coup tordu raccourci
Au stage de l'Isle-Adam, le dimanche matin, plusieurs clubs ont confronté leurs points de vue sur le coup tordu raccourci.
Voici la pièce, dans sa version tétraptyque :
(normal : Von Danzig ; italique : ajouts de Ringeck ; en gras : Lew et Von Speyer)
SECTION 16 : LE COUP TORDU : LE COUP TORDU RACCOURCI
ms 3227 a :
Voir section 14.
Tetraptyque :
Voici encore le texte et la glose d'une pièce du coup tordu.
Retiens ceci : lorsqu'il veut te frapper dedans de son côté droit en haut ; alors hausse bien tes mains, et fais comme si tu voulais lier à son épée avec le coup tordu ; mais raccourcis-le , traverse avec la pointe sous son épée, puis tourne ta garde à son côté droit au-dessus de ton chef et estoque-le de l'autre côté au visage ou à la poitrine. Et prend garde à ce que ton chef soit bien protégé en haut par la garde.
En outre peux-tu briser avec cette pièce la garde du bœuf.
Exécute cela ainsi : lorsque tu vas vers lui pendant l'approche, s'il se poste contre toi et tiens son épée avec la garde sur son côté gauche devant sa tête, alors jette ton épée à ton épaule droite, et fais comme si tu voulais lui lier l'épée avec le coup tordu, mais frappe court ; puis change sous son épée, et jette-lui la pointe de l'autre côté sous son épée au loin, dedans à la gorge ; ainsi il devra contrer et tu pourras là-dessus venir aux coups et à d'autres ouvrages d'épée.
En outre peux-tu lui faire cette pièce s'il te frappe dessus un coup de haut de son épaule droite.
Cette pièce fait suite à la section 15 : "le coup tordu : le coup tordu contre les maîtres" où on frappe contre la lame d'un ober droit qui nous arrive dessus.
Le coup tordu raccourci ne me posait pas trop de problèmes de compréhension car pour moi il se place dans la dynamique de l'interception d'un ober avec un coup tordu.
C'est-à-dire que le krump (section14), le krump contre les maîtres (section 15) et le krump raccourci (section16) sont une seule et même chose au départ, mais en fonction de la réaction du gars en face, ça prend différents noms.
1) il lance ober, je frappe krump : il est lent : il se prend ma lame dans les mains : j'ai donc frappé un krump "parfait".
2)il lance ober, je frappe krump : il sauve ses mains avec sa lame : alors dans le liement, je prend son faible en windant sur ma gauche et j'estoque. : j'ai donc frappé un krump "contre les maîtres"
3) il lance ober, je frappe krump, mais il retiens son coup : il ne me donne pas ses mains ou sa lame : mon krump est alors raccourci, quand sa lame arrive, ma pointe est dessous sa lame mais j'évacue la menace d'un "durchwechseln" bien au-dessus de ma tête vers ma droite et j'estoque.
Ainsi, on retrouve les notions chères au Liechtenauriens : situation 1 : dans l'avant (le krump classique) ; situation 2 : dans le même-temps (le krump contre les maîtres), situation 3 : dans l'après (krump raccourci), mais c'est toujours le même mouvement de départ, c'est la dynamique de l'assaut qui "classe" le coup.
Bien sûr, on peut choisir d'être dans l'avant ou dans l'après.
Quant à krump raccourci contre le boeuf à sa gauche, là je suis tellement dans l'après qu'il a fini son coup et il est venu semettre en ochs gauche pour me pointer.
Est-ce que cette vision dynamique de ces trois pièces vous semble logique ? plaçable en assauts libres ?
Je suis curieux des réponses des courageux qui aiment les posts de 15km de long !
Voici la pièce, dans sa version tétraptyque :
(normal : Von Danzig ; italique : ajouts de Ringeck ; en gras : Lew et Von Speyer)
SECTION 16 : LE COUP TORDU : LE COUP TORDU RACCOURCI
ms 3227 a :
Voir section 14.
Tetraptyque :
Voici encore le texte et la glose d'une pièce du coup tordu.
Retiens ceci : lorsqu'il veut te frapper dedans de son côté droit en haut ; alors hausse bien tes mains, et fais comme si tu voulais lier à son épée avec le coup tordu ; mais raccourcis-le , traverse avec la pointe sous son épée, puis tourne ta garde à son côté droit au-dessus de ton chef et estoque-le de l'autre côté au visage ou à la poitrine. Et prend garde à ce que ton chef soit bien protégé en haut par la garde.
En outre peux-tu briser avec cette pièce la garde du bœuf.
Exécute cela ainsi : lorsque tu vas vers lui pendant l'approche, s'il se poste contre toi et tiens son épée avec la garde sur son côté gauche devant sa tête, alors jette ton épée à ton épaule droite, et fais comme si tu voulais lui lier l'épée avec le coup tordu, mais frappe court ; puis change sous son épée, et jette-lui la pointe de l'autre côté sous son épée au loin, dedans à la gorge ; ainsi il devra contrer et tu pourras là-dessus venir aux coups et à d'autres ouvrages d'épée.
En outre peux-tu lui faire cette pièce s'il te frappe dessus un coup de haut de son épaule droite.
Cette pièce fait suite à la section 15 : "le coup tordu : le coup tordu contre les maîtres" où on frappe contre la lame d'un ober droit qui nous arrive dessus.
Le coup tordu raccourci ne me posait pas trop de problèmes de compréhension car pour moi il se place dans la dynamique de l'interception d'un ober avec un coup tordu.
C'est-à-dire que le krump (section14), le krump contre les maîtres (section 15) et le krump raccourci (section16) sont une seule et même chose au départ, mais en fonction de la réaction du gars en face, ça prend différents noms.
1) il lance ober, je frappe krump : il est lent : il se prend ma lame dans les mains : j'ai donc frappé un krump "parfait".
2)il lance ober, je frappe krump : il sauve ses mains avec sa lame : alors dans le liement, je prend son faible en windant sur ma gauche et j'estoque. : j'ai donc frappé un krump "contre les maîtres"
3) il lance ober, je frappe krump, mais il retiens son coup : il ne me donne pas ses mains ou sa lame : mon krump est alors raccourci, quand sa lame arrive, ma pointe est dessous sa lame mais j'évacue la menace d'un "durchwechseln" bien au-dessus de ma tête vers ma droite et j'estoque.
Ainsi, on retrouve les notions chères au Liechtenauriens : situation 1 : dans l'avant (le krump classique) ; situation 2 : dans le même-temps (le krump contre les maîtres), situation 3 : dans l'après (krump raccourci), mais c'est toujours le même mouvement de départ, c'est la dynamique de l'assaut qui "classe" le coup.
Bien sûr, on peut choisir d'être dans l'avant ou dans l'après.
Quant à krump raccourci contre le boeuf à sa gauche, là je suis tellement dans l'après qu'il a fini son coup et il est venu semettre en ochs gauche pour me pointer.
Est-ce que cette vision dynamique de ces trois pièces vous semble logique ? plaçable en assauts libres ?
Je suis curieux des réponses des courageux qui aiment les posts de 15km de long !
- Pierre al Chaize
- Messages: 912
- Inscription: Sam 25 Fév 2012 11:52
Re: le coup tordu raccourci
Hum, tu permettras que je corrige légèrement la traduction
. Pas pour corriger beaucoup de choses, mais simplement pour ne pas avoir à retaper tout mon blabla avec les mots que tu as choisis.
L'archétype présumé, présent dans tous les textes, dit :
On peut le traduire assez rapidement
Je rappellerais qu’on peut lire le premier vers autrement (Dierk Hagedorn propose aussi cette lecture dans son ouvrage sur le 44A8 :
Et c’est tout pour l’archétype. Le 3227a enchaine sur une glose générale du coup tordu, qui ne dit pas grand chose sur la frappe « raccourcie » hormis un « und sal mit nichte czu korcz hawen » qui me pose un souci de traduction depuis quelques temps, puisqu’on peut lire « il ne faut pas frapper trop court » mais également (et là, c’est pas moi qui le dit mais mon correcteur de haut allemand) « il ne faut pas frapper au/sur le court ». J’y reviendrais une autre fois, si on a l'occasion.
On trouve ensuite, dans la branche orthodoxe du texte :
Ce qui, en gros, signifie:
Le Mscr. Dresd C 487 rajoute en effet une précision « unnd kurcz » ou « Raccourcis » après avoir exposé la première action, une précision « und wind uff din rechte sÿttenn dein gehülcz über din höppt » ou « Tourne/tord tes quillons sur ta droite et au dessus de ta tête » après le second mouvement de l’épée.
Ce qui peut donner :
L’autre attaque depuis sa droite (le texte ne dit pas que c’est en haut, même si le tordu est censé contrer le bœuf, ce qui peut être aussi bien le début que la fin du coup, mais c’est une autre histoire. Notez que la précision finale du Cod. I.6.4°.3 laisse entendre qu’on est en face, pour le premier texte, d’un cas général)
• Je lève mes mains en faisant un coup tordu classique. (mit dem krump haw)
• Je rapproche (selon le Dresd C 487)
• Je place ma lame en travers de la sienne, mais dessous (und[en] seinen swert durch)
• Je tourne mon épée en bœuf (toujours le Dresd C 487)
• J’estoque une zone découverte du coté inverse au coté d’action d’origine (anderen seiten)
• Je reste vigilant tout du long en mettant bien ma tête en dessous de mes quillons.
Si je devais en faire une extrapolation technique, je trouve que c’est plutôt clair (comme l’est le changement de coté/durchwechseln) :
L’adversaire m’attaque. Je fais mine de contrer avec un coup tordu classique, mais je ramène les mains vers moi sans que les lames se rencontrent. Je croise ma lame avec la sienne par-dessous avec la pointe sur ma gauche et alors que je prends un bœuf à droite, j’estoque le visage ou le buste, les quillons bien au dessus de mon front pour contrôler son fer toujours présent. (alors que le coup tordu allait venir par-dessus sur ma droite)
Un changement de coté classique (certains pourraient nommer ça un dégagement d’escrime suivi d’un estoc tout con).
L’autre bout du texte, que tu exposes dans le même corps de traduction (a juste titre) est lui aussi assez révélateur.
Traduit grossièrement par :
Aucun ajout du XXX mais le Cod. I.6.4°.3 ajoute une petite précision à la fin
Ou
Là encore, c’est assez clair et cela décrit un cas spécifique du cas général exposé plus haut : on cherche à lier et on raccourcit sa frappe pour ne pas le lier. On allonge alors la pointe vers sa gorge, toujours sans avoir lié, et l’autre, s’il ne veut pas crever (et souvent, il en a le réflexe) doit parer… et là, on peut commencer à jouer
Vous savez que je suis un grand amateur de Joachim Meyer, continuateur s’il en est de la tradition liechtenauerienne à travers sa lecture « newstile ».
Voici ce que dit ce père Joachim sur la manœuvre « wechseln » ou « changer » :
Donne un coup de dessus depuis ta droite sur la gauche de l’adversaire. S’il frappe son épée, et pas ton corps, laisse ta pointe passer sous la sienne en croisant les mains, marche et frappe sur l’autre ouverture haute…
C’est notamment pour ça que je le traduis souvent par « dégagement » a l’image du dégagement d’escrime (passer sous l’arme adverse, de l’autre coté, sans lier). Qui s’oppose au coupé (passer par-dessus, de l’autre coté, en frappant le fer).
Sinon :
Au niveau de la structure, je pense que tu vises totalement juste. On a ici les trois temps selon la tradition, la présentation n’était pas l’exposé d’un combat mais la mise par écrit d’une théorie ordonnée et quasi scientifique de l’escrime (dans le sens « réfléchie et ordonnée selon une théorie précise, et pas au petit bonheur empirique »). Le texte cherche à découper l’art de l’escrime selon des concepts et des principes d’analyse du mouvement qui font autorité a l’époque : trois temps, mouvement initié, corrompu, stoppé etc etc.
Ce serait comme un bouquin qui, aujourd’hui, chercherait à s’appuyer systématiquement sur les outils de la biomécanique moderne : on retrouverait toujours les mêmes structures et les mêmes modèles.
PS : mes confuses pour les MA qui liraient mon massacre des termes d’escrime classique.
L'archétype présumé, présent dans tous les textes, dit :
Krump nicht kurtzhaw
Durchwechsel do mit schwawe
On peut le traduire assez rapidement
Tord sans raccourcir le coup
Concentre ton attention sur le dégagement
Je rappellerais qu’on peut lire le premier vers autrement (Dierk Hagedorn propose aussi cette lecture dans son ouvrage sur le 44A8 :
Ne frappe pas du tordu mais du raccourci
Concentre ton attention du le dégagement
Et c’est tout pour l’archétype. Le 3227a enchaine sur une glose générale du coup tordu, qui ne dit pas grand chose sur la frappe « raccourcie » hormis un « und sal mit nichte czu korcz hawen » qui me pose un souci de traduction depuis quelques temps, puisqu’on peut lire « il ne faut pas frapper trop court » mais également (et là, c’est pas moi qui le dit mais mon correcteur de haut allemand) « il ne faut pas frapper au/sur le court ». J’y reviendrais une autre fois, si on a l'occasion.
On trouve ensuite, dans la branche orthodoxe du texte :
Glosa merck das ist wenn er dir von sein[en] rechten seitten oben ein wil hauen So var hoch auff mit den henden und thue als dw ÿm mit dem krump haw an sein swert wellest pinden und var mit dem ort und[en] seinen swert durch und stich ym zw° der anderen seitten zu[m] dem gesicht oder der prust und wart das dw oben vor dem haubt mit dem gehültz wol gedackt seist.
Ce qui, en gros, signifie:
Commentaire : note que lorsqu’il veut t’attaquer depuis son coté droit, lève tes mains bien haut et fais comme si tu voulais lier son épée avec le coup tordu. Va avec la pointe sous son épée et en travers [de celle-ci] puis estoque son visage ou sa poitrine de l’autre coté. Fais attention à ce que le devant de ta tête soit couvert par les quillons.
Le Mscr. Dresd C 487 rajoute en effet une précision « unnd kurcz » ou « Raccourcis » après avoir exposé la première action, une précision « und wind uff din rechte sÿttenn dein gehülcz über din höppt » ou « Tourne/tord tes quillons sur ta droite et au dessus de ta tête » après le second mouvement de l’épée.
Ce qui peut donner :
L’autre attaque depuis sa droite (le texte ne dit pas que c’est en haut, même si le tordu est censé contrer le bœuf, ce qui peut être aussi bien le début que la fin du coup, mais c’est une autre histoire. Notez que la précision finale du Cod. I.6.4°.3 laisse entendre qu’on est en face, pour le premier texte, d’un cas général)
• Je lève mes mains en faisant un coup tordu classique. (mit dem krump haw)
• Je rapproche (selon le Dresd C 487)
• Je place ma lame en travers de la sienne, mais dessous (und[en] seinen swert durch)
• Je tourne mon épée en bœuf (toujours le Dresd C 487)
• J’estoque une zone découverte du coté inverse au coté d’action d’origine (anderen seiten)
• Je reste vigilant tout du long en mettant bien ma tête en dessous de mes quillons.
Si je devais en faire une extrapolation technique, je trouve que c’est plutôt clair (comme l’est le changement de coté/durchwechseln) :
L’adversaire m’attaque. Je fais mine de contrer avec un coup tordu classique, mais je ramène les mains vers moi sans que les lames se rencontrent. Je croise ma lame avec la sienne par-dessous avec la pointe sur ma gauche et alors que je prends un bœuf à droite, j’estoque le visage ou le buste, les quillons bien au dessus de mon front pour contrôler son fer toujours présent. (alors que le coup tordu allait venir par-dessus sur ma droite)
Un changement de coté classique (certains pourraient nommer ça un dégagement d’escrime suivi d’un estoc tout con).
L’autre bout du texte, que tu exposes dans le même corps de traduction (a juste titre) est lui aussi assez révélateur.
Auch prichstu mit dem stuck die hu[t]t des ochsen Den treib also Wenn dw mit dem zw° vechten zw ÿm gest stet er denn gegen dir und heltt sein swert mit dem gehültz auff seiner lincken seitten vor dem haupt So wurff dein swert an dein rechte achsel und thue als du im mit dem krump haw an sein swert an wöllest pinden und haw kurtz und wechsel do mit unden durch sein swert und schewss im denn ort zu° der ander[e]n seitten lanck under seinen swert ein zu° dem hals So mües er vor setzen Do mit kumpstu zw° schlegen und zw° ander arbait mit dem swert.
Traduit grossièrement par :
Tu peux briser la garde du bœuf avec cette pièce. Voici comment tu dois faire : Lorsque tu t’approches de lui et qu’il est devant toi en tenant son épée avec les quillons sur le coté gauche devant sa tête, alors lance ton épée depuis ton épaule droite et fais comme si tu voulais lier son épée avec le coup tordu. Frappe court et change de l’autre coté de son épée. Estoque sa gorge en allongeant la pointe de cet autre coté. Il doit parer. Alors tu auras l’occasion de frapper et de travailler d’autres manières avec l’épée.
Aucun ajout du XXX mais le Cod. I.6.4°.3 ajoute une petite précision à la fin
auch magstu dz stuck machen wen er dir von siner rechten achseln zu haulbt eynen ober haulb
Ou
Tu peux aussi faire cette pièce s’il frappe de dessus depuis son épaule droite
Là encore, c’est assez clair et cela décrit un cas spécifique du cas général exposé plus haut : on cherche à lier et on raccourcit sa frappe pour ne pas le lier. On allonge alors la pointe vers sa gorge, toujours sans avoir lié, et l’autre, s’il ne veut pas crever (et souvent, il en a le réflexe) doit parer… et là, on peut commencer à jouer
Vous savez que je suis un grand amateur de Joachim Meyer, continuateur s’il en est de la tradition liechtenauerienne à travers sa lecture « newstile ».
Voici ce que dit ce père Joachim sur la manœuvre « wechseln » ou « changer » :
Donne un coup de dessus depuis ta droite sur la gauche de l’adversaire. S’il frappe son épée, et pas ton corps, laisse ta pointe passer sous la sienne en croisant les mains, marche et frappe sur l’autre ouverture haute…
C’est notamment pour ça que je le traduis souvent par « dégagement » a l’image du dégagement d’escrime (passer sous l’arme adverse, de l’autre coté, sans lier). Qui s’oppose au coupé (passer par-dessus, de l’autre coté, en frappant le fer).
Sinon :
Au niveau de la structure, je pense que tu vises totalement juste. On a ici les trois temps selon la tradition, la présentation n’était pas l’exposé d’un combat mais la mise par écrit d’une théorie ordonnée et quasi scientifique de l’escrime (dans le sens « réfléchie et ordonnée selon une théorie précise, et pas au petit bonheur empirique »). Le texte cherche à découper l’art de l’escrime selon des concepts et des principes d’analyse du mouvement qui font autorité a l’époque : trois temps, mouvement initié, corrompu, stoppé etc etc.
Ce serait comme un bouquin qui, aujourd’hui, chercherait à s’appuyer systématiquement sur les outils de la biomécanique moderne : on retrouverait toujours les mêmes structures et les mêmes modèles.
PS : mes confuses pour les MA qui liraient mon massacre des termes d’escrime classique.
Re: le coup tordu raccourci
Pour faire (un peu trop) vite, je pense qu'on peut utilement se référer la la description du Kurtzhauw donnée par Meyer avec illustration à l'appui. Il semble que cette pièce se soit, avec le temps, autonomisée du krumphau. Chez Meyer la pièce s'achève en boeuf à gauche, mais je pense qu'une fin en boeuf à droite colle également vis-à-vis de la description d'autres auteurs (notamment dans le Mscr. Dresd C 487).
Ce qui est intéressant c'est qu'il s'agit d'un cas typique de durchwechseln. Quand on se réfère à la description de cette pièce on voit qu'elle s'applique contre les escrimeurs qui ont tendance à prendre des parades plutôt que frapper le corps (ça donne une idée du contexte dans lequel placer le Kurtzhauw). De façon réflexive, on a également une description de la façon d'exécuter un durchwechseln (avec les bras croisés). Ce que confirme également la description que donne Meyer du Wechseln dans le chapitre sur le Handtarbeit. Donc, ce coup raccourci donne à mon avis un éclairage intéressant sur la façon d'exécuter un durchewechseln (dégagement ou changement à travers).
p.s: je tâcherai de faire une petite vidéo à l'occasion, c'est utile pour bien comprendre de quoi on parle.
Ce qui est intéressant c'est qu'il s'agit d'un cas typique de durchwechseln. Quand on se réfère à la description de cette pièce on voit qu'elle s'applique contre les escrimeurs qui ont tendance à prendre des parades plutôt que frapper le corps (ça donne une idée du contexte dans lequel placer le Kurtzhauw). De façon réflexive, on a également une description de la façon d'exécuter un durchwechseln (avec les bras croisés). Ce que confirme également la description que donne Meyer du Wechseln dans le chapitre sur le Handtarbeit. Donc, ce coup raccourci donne à mon avis un éclairage intéressant sur la façon d'exécuter un durchewechseln (dégagement ou changement à travers).
p.s: je tâcherai de faire une petite vidéo à l'occasion, c'est utile pour bien comprendre de quoi on parle.
Re: le coup tordu raccourci
Je passe en coup de vent:
Sebastien Le Gaillard à eu l'excellente idée de monter un film de l'atelier:
http://www.youtube.com/watch?v=yqZO2aXHaxU
Sebastien Le Gaillard à eu l'excellente idée de monter un film de l'atelier:
http://www.youtube.com/watch?v=yqZO2aXHaxU
- Pierre al Chaize
- Messages: 912
- Inscription: Sam 25 Fév 2012 11:52
Re: le coup tordu raccourci
Je ne sais pas si on peut dire que le coup "court" ou "raccourci" de Meyer soit une autonomisation (manque de sources, tout ça tout ça). Cela pourrait tout aussi bien être une autre version de la même époque, une invention de Meyer pour catégoriser son encyclopédie etc etc.
Par contre, tu vises juste. On peut en effet réaliser un petit parallèle intéressant auquel je n'avais pas pensé:
PS: c'est vrai que c'est intéressant à rapprocher, les deux coups sont cote à cote dans la partie du dussack, Coup tordu en premier, coup raccourci en second.
Rapido (dsl, je la traduis au débotté):
Par contre, tu vises juste. On peut en effet réaliser un petit parallèle intéressant auquel je n'avais pas pensé:
Kurtzhauw.
Iser ist ein heimlicher durchgang und wirt also gemacht
wann man von Oben zů dir einhauwet so stelle dich als woltestu mit dem Krumphauw das ist mit halber schneide auff sein Schwerdt anbinden underlass es doch unnd fahr behend vnder seinem Schwerdt durch schlahe mit halber schneid unnd geschrenckten Armen uber seinen Rechten arm zům Kopff so hast sein Schwerdt mit Langer schneid auffgefangen unnd den Kurtzhauw volbracht und stehest nach ende desselbigen wie an den obern kleinern bossen zůr Lincken das Bilde gegen der Rechten handt außweisset welche Figur ist mit dem Buchstaben B verzeichnet.
Le coup raccourci
C'est une action discrète à faire contre ton adversaire. Voici comment la réaliser:
Lorsque l’adversaire te frappe de dessus, fais comme si tu allais engager son épée avec le faux tranchant du coup tordu. Pendant ce temps, passe rapidement sous son épée et frappe en travers de celle-ci avec le faux tranchant et en croisant les bras pour atteindre sa tête, au dessus de son bras droit.
Tu t’es alors emparé de son épée avec le vrai tranchant et réalisé le coup raccourci. A la fin, tu dois te tenir comme cela est montré sur la droite de l'illustration en haut à gauche de l'image B.
PS: c'est vrai que c'est intéressant à rapprocher, les deux coups sont cote à cote dans la partie du dussack, Coup tordu en premier, coup raccourci en second.
Rapido (dsl, je la traduis au débotté):
Le coup croisé se fait ainsi: tourne la fusée de ton coutelas vers la droite, afin que le faux tranchant soit celui qui frappe et touche. Attaque par dessus ou par dessous avec ce faux tranchant selon l'ouverture.
Voici comment faire le coup raccourci dans l'approche: quand tu vois qu'il désire frapper du dessus, attend qu'il lève son coutelas pour frapper. Pendant ce temps, lève ton arme au dessus de son épaule gauche et frappe avec lui et avec le faux tranchant, en croisant son bras pour toucher son visage. Ta paume doit rester en haut pendant le coup. Ainsi, tu attrapes son coup et tu le frappes en même temps etc.
C'est aussi un coup raccourci quand tu vas au plus court sur les cotés de son arme. Tu as appris ce genre de choses dans le chapitre sur l'épée (longue)
Re: le coup tordu raccourci
Re,
Pour compléter, on peut également utilement se référer au CGM 582 (cf. le travail de traduction en cours sur le site de l'ardamhe).
Parmi les pièces du wecker (équivalent du krumphau au messer) on a :
Weck linck nicht kurtz haw
Den wechsel recht paw
Hie sagt der meyster ein stuck wider dy hutt auβ dem lūginslandt
vnd wider den Stiren vnd treib das allzo wenne du mit dem
zuuechten zu dem man gest stet er denn In disen obgemelten
hutten oder legeren vnd du stest Inder schranckhut so tru Im
gleich als du Im den wecker wollest hawen zu seiner lincken
seitten vnd verpring den haw nicht Sūnder wechsel Indes
durch auff dy andren negsten zinnen vnd stich Im zu dem
gesicht auff sein rechte seitten oder In dem wechsel schlag
Im dy kurtz schneid vber sein messer auff seiner rechten seitten
vnd senck den ortt woll vber sein messer auff seiner lincken
seitten vnd haw Im dy recht schneid durch sein kopff amen
Soit en français:
Réveille à gauche, ne frappe pas court
Le réveillant à droite frappe
Ici parle le maître d’une pièce contre la garde de la tour de guet et contre
le taureau. Effectue la donc quand tu va dans l’approche à [porté de]
l’adversaire. S’il se tient dès lors dans ces gardes ou postures décrites cidessus,
et toi te tiens dans la garde de la barrière, alors fait comme si tu
voulais lui asséner le réveillant à son côté gauche, et ne porte pas le coup
mais change dans le même-temps à travers sur les autres cibles proches et
estoque le au visage sur son côté droit. Ou alors, dans le changement,
assène lui le court tranchant sur son braquemart de son côté droit et
plonge la pointe bien par dessus son braquemart à son côté gauche et
envoie lui le vrai tranchant en travers de sa tête, amen.
A mon avis, il n'est pas inutile de se référer également au wincker dans le même manuscrit. Ce 6e coup qui n'est censé exister qu'au messer est, à mes yeux, une sorte d'émule du kurtzhau, ou disons propose des variations sur ce thème.
Bizarrement, cette pièce (le kurtzhau) ne m'a jamais trop posé de problèmes de compréhension (ce qui ne veut pas dire qu'elle est simple à passer en situation d'assaut). La compréhension du coup tordu de base (aux mains et sur la lame) dans toutes ses variations me pose beaucoup plus de questions. C'est un thème à la mode (cf. la dernière vidéo de J. Clements). Voudriez-vous que l'on ouvre un thread spécifique sur ce point?
Pour compléter, on peut également utilement se référer au CGM 582 (cf. le travail de traduction en cours sur le site de l'ardamhe).
Parmi les pièces du wecker (équivalent du krumphau au messer) on a :
Weck linck nicht kurtz haw
Den wechsel recht paw
Hie sagt der meyster ein stuck wider dy hutt auβ dem lūginslandt
vnd wider den Stiren vnd treib das allzo wenne du mit dem
zuuechten zu dem man gest stet er denn In disen obgemelten
hutten oder legeren vnd du stest Inder schranckhut so tru Im
gleich als du Im den wecker wollest hawen zu seiner lincken
seitten vnd verpring den haw nicht Sūnder wechsel Indes
durch auff dy andren negsten zinnen vnd stich Im zu dem
gesicht auff sein rechte seitten oder In dem wechsel schlag
Im dy kurtz schneid vber sein messer auff seiner rechten seitten
vnd senck den ortt woll vber sein messer auff seiner lincken
seitten vnd haw Im dy recht schneid durch sein kopff amen
Soit en français:
Réveille à gauche, ne frappe pas court
Le réveillant à droite frappe
Ici parle le maître d’une pièce contre la garde de la tour de guet et contre
le taureau. Effectue la donc quand tu va dans l’approche à [porté de]
l’adversaire. S’il se tient dès lors dans ces gardes ou postures décrites cidessus,
et toi te tiens dans la garde de la barrière, alors fait comme si tu
voulais lui asséner le réveillant à son côté gauche, et ne porte pas le coup
mais change dans le même-temps à travers sur les autres cibles proches et
estoque le au visage sur son côté droit. Ou alors, dans le changement,
assène lui le court tranchant sur son braquemart de son côté droit et
plonge la pointe bien par dessus son braquemart à son côté gauche et
envoie lui le vrai tranchant en travers de sa tête, amen.
A mon avis, il n'est pas inutile de se référer également au wincker dans le même manuscrit. Ce 6e coup qui n'est censé exister qu'au messer est, à mes yeux, une sorte d'émule du kurtzhau, ou disons propose des variations sur ce thème.
Bizarrement, cette pièce (le kurtzhau) ne m'a jamais trop posé de problèmes de compréhension (ce qui ne veut pas dire qu'elle est simple à passer en situation d'assaut). La compréhension du coup tordu de base (aux mains et sur la lame) dans toutes ses variations me pose beaucoup plus de questions. C'est un thème à la mode (cf. la dernière vidéo de J. Clements). Voudriez-vous que l'on ouvre un thread spécifique sur ce point?
- Pierre al Chaize
- Messages: 912
- Inscription: Sam 25 Fév 2012 11:52
Re: le coup tordu raccourci
De manière assez fun, le texte latin de PHM (celui qui commente les images, pas la reprise du texte liechtenauerien) mentionne non pas 5 frappes mais 6 (pour continuer dans le fun, j'ai un chapitre dans ma thèse qui parle de ce glissement d'une escrime scientifique à une escrime traditionnelle qui vire à l'empirique et au local). Les 5 principales (donc 1+4, classique) plus une frappe dite "du bœuf".
EDIT:
allez, je suis généreux:
Ce ne suffit pas pour les affilier, loin de là, mais ça permet de poser quelques pistes.
PS: faut vraiment que je bosse plus leckuchner niveau texte. Vraiment. Je me suis arrêté a sa structure et a son vocabulaire, mais il manque plein de choses...
PPS: étrange d'avoir apparenté Weck et wechsel dans la traduction.
PPPS (c'est la première fois que je le case): j'ai toujours eu envie, depuis mon article pour Dany, de faire une séance sur le coup tordu et ce que j'en ai tiré....
EDIT:
allez, je suis généreux:
Frappe qui se nomme en latin bœuf et possède la fureur du bœuf, des deux côtés.
Si tu te places ainsi, le pied gauche avancé et les mains croisées soutenant l’épée au dessus de la tête, alors tourne toi et avance le pied droit vers le coté droit de l’adversaire.
Si tu remarques que son épée penche, donne un coup transversal en croisant les mains.
Mais s’il te frappe ainsi, pare avec clarté, tourne et tend la pointe vers son visage ou sa poitrine puis rappelle toi de frapper avec force sa tête.
S’il te pare, double la frappe sans te coller à l’adversaire et comme cela est précisé rapidement au dessus, frappe-le, estoque-le ou choque-le.
Si vraiment tu suspends contre l’adversaire et qu’il travaille rapidement contre toi, pare en passant sur les deux cotés. Pendant ce temps, croise les bras et donne un coup transversal sur la droite de sa tête, et s’il te repousse avec son vrai tranchant, alors cède et frappe en haut avec le faux tranchant.
Ce ne suffit pas pour les affilier, loin de là, mais ça permet de poser quelques pistes.
PS: faut vraiment que je bosse plus leckuchner niveau texte. Vraiment. Je me suis arrêté a sa structure et a son vocabulaire, mais il manque plein de choses...
PPS: étrange d'avoir apparenté Weck et wechsel dans la traduction.
PPPS (c'est la première fois que je le case): j'ai toujours eu envie, depuis mon article pour Dany, de faire une séance sur le coup tordu et ce que j'en ai tiré....
- fabien du Mans
- Messages: 79
- Inscription: Jeu 26 Avr 2012 19:09
Re: le coup tordu raccourci
Merci Pierre-Al pour toutes les précisions. Au final, quand tu décris dans un assaut la pièce :
• Je lève mes mains en faisant un coup tordu classique. (mit dem krump haw)
• Je rapproche (selon le Dresd C 487)
• Je place ma lame en travers de la sienne, mais dessous (und[en] seinen swert durch)
• Je tourne mon épée en bœuf (toujours le Dresd C 487)
• J’estoque une zone découverte du coté inverse au coté d’action d’origine (anderen seiten)
• Je reste vigilant tout du long en mettant bien ma tête en dessous de mes quillons.
Si je devais en faire une extrapolation technique, je trouve que c’est plutôt clair (comme l’est le changement de coté/durchwechseln) :
C'est comme ça aussi que je la comprends.
Merci Gaëtan, je n'avais pas compris que le kurtzhau de Meyer était une émanation du coup tordu raccourci. (En fait, je n'ai pas encore bien étudié Meyer et Mair, j'ai juste survolé pour l'instant). Les parallèles au Messer ont l'air super intéressants...mais là encore je suis loin de maîtriser le sujet (jamais fait de Messer !)
Concernant le lien du tordu avec "durchwechseln", ça nous apprend aussi qu'on peut amener l'autre à se prendre durchwechseln au lieu d'agir seulement si sa pointe part de côté.
En tout cas, le coup tordu et ses dérivés sont vraiment à bosser car je pense qu'une fois bien maîtrisés ça peut-être super efficace...et on a l'air de pouvoir tout attraper avec ça : le ober droit, le boeuf et même nous disent Lew et Von Speyer le sanglier !
Est-ce que des maîtres Liechtenauriens font référence à une garde de chez Fiore ?
• Je lève mes mains en faisant un coup tordu classique. (mit dem krump haw)
• Je rapproche (selon le Dresd C 487)
• Je place ma lame en travers de la sienne, mais dessous (und[en] seinen swert durch)
• Je tourne mon épée en bœuf (toujours le Dresd C 487)
• J’estoque une zone découverte du coté inverse au coté d’action d’origine (anderen seiten)
• Je reste vigilant tout du long en mettant bien ma tête en dessous de mes quillons.
Si je devais en faire une extrapolation technique, je trouve que c’est plutôt clair (comme l’est le changement de coté/durchwechseln) :
C'est comme ça aussi que je la comprends.
Merci Gaëtan, je n'avais pas compris que le kurtzhau de Meyer était une émanation du coup tordu raccourci. (En fait, je n'ai pas encore bien étudié Meyer et Mair, j'ai juste survolé pour l'instant). Les parallèles au Messer ont l'air super intéressants...mais là encore je suis loin de maîtriser le sujet (jamais fait de Messer !)
Concernant le lien du tordu avec "durchwechseln", ça nous apprend aussi qu'on peut amener l'autre à se prendre durchwechseln au lieu d'agir seulement si sa pointe part de côté.
En tout cas, le coup tordu et ses dérivés sont vraiment à bosser car je pense qu'une fois bien maîtrisés ça peut-être super efficace...et on a l'air de pouvoir tout attraper avec ça : le ober droit, le boeuf et même nous disent Lew et Von Speyer le sanglier !
Est-ce que des maîtres Liechtenauriens font référence à une garde de chez Fiore ?
- Simon
- Administrateur du site
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Re: le coup tordu raccourci
Je tourne mon épée en bœuf (toujours le Dresd C 487)
Boeuf à droite ou à gauche ?
Re: le coup tordu raccourci
ce glissement d'une escrime scientifique à une escrime traditionnelle qui vire à l'empirique et au local
J' ai effectivement un sentiment diffus d'altération du canon liechtenauerien au fil du temps. C'est comme si les premiers auteurs avaient légué un costume trop étroit dont les auteurs plus tardifs se seraient évertués à faire péter les coutures.
J'ai parfois l'impression que les auteurs veulent parler de plein de choses, mais sont finalement restreints par le cadre des 5 coups et des 12 pièces qui s'ensuivent. D' où l'impression de certains coups qui "n'ont rien à faire là".
Pour étayer cette opinion, voici quelques exemples à la volée:
.Le Kurtzhau (d'abord présenté sous le krump puis seul).
.Dans le ms. 3227a on a "un coup qui se nomme la feinte et qui résulte du coup tordu. Il est noté qprès le coup travers; là où est dessinée la main; et il devrait être écrit avant le coup travers". Dans le codex 44A 8, la feinte apparait après le coup travers.
.Apparition d'un 6e coup secret.
.Dans le CGM 582, exemples criants de chapitres classiques dans lesquels l'auteur intègre des concepts qui n'ont qu'un lointain rapport.
Tout ceci résulte peut-être simplement de l'évolution de l'art martial. Le point intéressant, c'est que cette évolution ne passe pas par une remise en cause du canon de présentation, mais par sa religieuse conservation, au risque de le dévoyer.
édit: exception pour Meyer qui adopte une présentation totalement différente, bien qu'on retrouve également tout une partie consacrée à la glose du poème à la fin de sa partie dédiée à l'épée.
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