Vidéos stages Joachim Meyer - Gaëtan Marain
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Re: Vidéos stages Joachim Meyer - Gaëtan Marain
La posture moderne n'est pas du tout basse, sauf dans les allonges. La raison est que l'essentiel c'est de marquer le point, et si on est sûr de toucher l'adversaire, peu importe de revenir dans une position défensive (garde). Avec la rapière, la position générale, même en garde, est plus basse que dans l'escrime moderne, parce qu'on essaie de garder le torse hors portée de la pointe adversaire, tout en rapprochent sa pointe (qui forme le rayon défensif).
À propos de l'épée longue, j'ajouterais une autre observation. Les parades en "ceduta" (i.e. en laissant l'adversaire pousser notre lame, et en relevant la garde, formant ainsi une ligne de défense de la tête aux genoux, plus ou moins) nous mettent naturellement dans une posture plus basse qu'une parade d'opposition de la lame. Parce que dans la première solution, on se cache derrière son bouclier, pour ainsi dire. Or, il semble que Meyer privilégie cette solution défensive. Pour revenir ensuite de l'autre côté de la lame et frapper l'adversaire, il tourner avec tout le torse et même un peu avec les genoux, et la posture basse et plus optimisé pour ce genre de mouvement.
Je veux bien illustrer tout ça avec les collègues de Paris lors de la prochaine séance, parce que ce que j'ai écrit manque un peu de clarté.
Les talons : elles deviennent courantes autour de 1620-1630. Après 1660 environ, en chaussures de cour, il devient très difficile de garder la posture classique de la rapière. Et on passe à la posture plus verticale de l'épée de cour. À noter que dans les illustrations des traités de la deuxième moitié du XVIIe, genre Liancour, le pied gauche ne reste pas collé au sol lors des allonges, à cause de ce talon.
À propos de l'épée longue, j'ajouterais une autre observation. Les parades en "ceduta" (i.e. en laissant l'adversaire pousser notre lame, et en relevant la garde, formant ainsi une ligne de défense de la tête aux genoux, plus ou moins) nous mettent naturellement dans une posture plus basse qu'une parade d'opposition de la lame. Parce que dans la première solution, on se cache derrière son bouclier, pour ainsi dire. Or, il semble que Meyer privilégie cette solution défensive. Pour revenir ensuite de l'autre côté de la lame et frapper l'adversaire, il tourner avec tout le torse et même un peu avec les genoux, et la posture basse et plus optimisé pour ce genre de mouvement.
Je veux bien illustrer tout ça avec les collègues de Paris lors de la prochaine séance, parce que ce que j'ai écrit manque un peu de clarté.
Les talons : elles deviennent courantes autour de 1620-1630. Après 1660 environ, en chaussures de cour, il devient très difficile de garder la posture classique de la rapière. Et on passe à la posture plus verticale de l'épée de cour. À noter que dans les illustrations des traités de la deuxième moitié du XVIIe, genre Liancour, le pied gauche ne reste pas collé au sol lors des allonges, à cause de ce talon.
- Sebastien Causse
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- Inscription: Jeu 1 Mar 2012 10:55
Re: Vidéos stages Joachim Meyer - Gaëtan Marain
Je ne parle pas de hauts talons. Juste des semelles épaissies au talon. Et ça, c'est médiéval sûr en orient, et il me semble que c'est début XVIè en Europe.
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