Terminologie Allemande - état des lieux
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- Benoit Rêveur
- Messages: 18
- Inscription: Dim 22 Nov 2015 23:45
Re: Terminologie Allemande - état des lieux
Il y a effectivement des acceptions revenant plus souvent que d'autres, résumant le principe global, les autres occurrences sont plutôt de l'ordre de variantes découlant plus ou moins directement du principe général apportant d'intéressantes nuances (voire dans de rares cas des sortes d'"exceptions confirmant la règle"). Pour ce terme il y a disons deux trois termes qui sont tout aussi pertinents les uns que les autres, De manière générale, la rubrique "fréquence d'occurrence" dans un glossaire peut permettre de trancher. Dans le cas de "versetzen" il y a plutôt un résultat en mode "premier ex aequo".
Re: Terminologie Allemande - état des lieux
Bonjour à tous,
Juste un petit lien vers un glossaire qui a été rédigé chez nous concernant l'escrime allemande: il reprend principalement les traductions de Gaëtan Marin dans sa traduction de Joachim Meyer et d'autre traductions venant du tétraptyque de l'ARDAMHE (les provenances étant normalement indiquées, mais il reste un peu de travail pour bien indiquer la provenance des traductions partout, si elle n'est pas nouvelle).
http://dagorladescrime.uthar.net/index. ... ctionnaire
Il y a aussi quelques propositions (notamment pour le winden, et d'autres que j'oublie). Et surtout, il y a des enregistrements pour les prononciations (avec un accent plutôt alsacien que 100% allemand: le mien...
). Les commentaires et les critiques sont les bienvenus. C'est un travail perfectible.
Pour contribuer au débat fort intéressant: dans notre coin durant les cours on fait en général l'effort pour donner le nom original allemand ET la traduction; le nom allemand est en général rapidement oublié par les gens uniquement intéressés par la pratique mais à force de répétition les techniques de base (oberhau, unterhau, le nom des gardes et des coups de maître classiques) finissent par rentrer et c'est vrai que c'est utile pour les rencontres avec d'autres assos, on trouve un terrain commun, une lingua franca (qui sert aussi sur internet). Par contre, certains termes similaires (du genre 'ansetzen', 'absetzen', 'versetzen') sont sources de confusion et rendent une traduction souhaitable; le débat reste ouvert pour trouver laquelle.
Pour résumer mon point de vue personnel est qu'on ne peut pas se passer de la connaissance du terme allemand, mais qu'avoir une traduction ou un ensemble de traductions résumant tout le sens d'un mot, est quand même bien utile. Lire un traité avec des termes en VO ou en VF ne me dérange pas, mais à la seule et unique condition, celle qu'il y ait un glossaire permettant de remonter à la VO, indispensable à un moment donné.
A.
Juste un petit lien vers un glossaire qui a été rédigé chez nous concernant l'escrime allemande: il reprend principalement les traductions de Gaëtan Marin dans sa traduction de Joachim Meyer et d'autre traductions venant du tétraptyque de l'ARDAMHE (les provenances étant normalement indiquées, mais il reste un peu de travail pour bien indiquer la provenance des traductions partout, si elle n'est pas nouvelle).
http://dagorladescrime.uthar.net/index. ... ctionnaire
Il y a aussi quelques propositions (notamment pour le winden, et d'autres que j'oublie). Et surtout, il y a des enregistrements pour les prononciations (avec un accent plutôt alsacien que 100% allemand: le mien...
Pour contribuer au débat fort intéressant: dans notre coin durant les cours on fait en général l'effort pour donner le nom original allemand ET la traduction; le nom allemand est en général rapidement oublié par les gens uniquement intéressés par la pratique mais à force de répétition les techniques de base (oberhau, unterhau, le nom des gardes et des coups de maître classiques) finissent par rentrer et c'est vrai que c'est utile pour les rencontres avec d'autres assos, on trouve un terrain commun, une lingua franca (qui sert aussi sur internet). Par contre, certains termes similaires (du genre 'ansetzen', 'absetzen', 'versetzen') sont sources de confusion et rendent une traduction souhaitable; le débat reste ouvert pour trouver laquelle.
Pour résumer mon point de vue personnel est qu'on ne peut pas se passer de la connaissance du terme allemand, mais qu'avoir une traduction ou un ensemble de traductions résumant tout le sens d'un mot, est quand même bien utile. Lire un traité avec des termes en VO ou en VF ne me dérange pas, mais à la seule et unique condition, celle qu'il y ait un glossaire permettant de remonter à la VO, indispensable à un moment donné.
A.
Re: Terminologie Allemande - état des lieux
Merci pour ce travail.
Un projet d'édition est en court de mon côté (suite à la thèse), j'ai vu quelques points intéressants
Un projet d'édition est en court de mon côté (suite à la thèse), j'ai vu quelques points intéressants
Pierre-Henry Bas REGHT
- Benoit Rêveur
- Messages: 18
- Inscription: Dim 22 Nov 2015 23:45
Re: Terminologie Allemande - état des lieux
Effectivement rendre toutes les acceptions d’un terme est souhaitable, sinon cela aboutirait à l'amputer de certaines de ses significations. Traduire toujours par le même terme pourrait même induire des faux sens par endroits, et ce d’autant plus que les sources germaniques anciennes représentent une grande diversité d’auteurs, de sensibilités, de registres, de contextes et de dialectes.
Un glossaire traductif, en termes pro, cela se nomme un concordancier, et c’est beaucoup, beaucoup de boulot, pas mal de rubriques différentes et donc ça coûte un bras, vu le temps que ça prend (ce n’est surtout pas un lexique puisqu’ il faut au moins 4 ou 5 rubriques par terme).
Mais ni un concordancier ni un lexique (sorte de dictionnaire simplifié) ne sont indispensables à la compréhension d’un ouvrage : tout cela sert seulement d’aide-mémoire pour l’aspect terminologique. De plus certains lecteurs se font eux-mêmes un « glossaire mental » au fur et à mesure de leur lecture d’un ouvrage (et font eux-mêmes le travail d’articulation mentale avec les autres éléments et structures du texte).
En gros un « glossaire » c’est donc une option certes intéressante pour ceux qui en éprouvent le besoin ou l’envie, mais c’est jamais une nécessité absolue. Pour bien comprendre un texte il existe des moyens souvent plus efficaces que le glossaire ou lexique : par exemple un organigramme ou une étude phraséologique ou encore une note contextuelle.
Il serait illusoire de croire qu’un lexique ou même un glossaire permettrait des traductions futures plus rapides, plus faciles voire automatiques car cela poserait vite les habituels problèmes venant avec l’usage des bases de données terminologiques et des « mémoires de traduction » des logiciels de traduc pro. Un tel glossaire cela permettrait en revanche de cerner plus rapidement quelles sont les notions les plus communément admises parmi les divers auteurs /courants et de voir plus directement quelles sont les particularités de telle ou elle source.
Un glossaire traductif, en termes pro, cela se nomme un concordancier, et c’est beaucoup, beaucoup de boulot, pas mal de rubriques différentes et donc ça coûte un bras, vu le temps que ça prend (ce n’est surtout pas un lexique puisqu’ il faut au moins 4 ou 5 rubriques par terme).
Mais ni un concordancier ni un lexique (sorte de dictionnaire simplifié) ne sont indispensables à la compréhension d’un ouvrage : tout cela sert seulement d’aide-mémoire pour l’aspect terminologique. De plus certains lecteurs se font eux-mêmes un « glossaire mental » au fur et à mesure de leur lecture d’un ouvrage (et font eux-mêmes le travail d’articulation mentale avec les autres éléments et structures du texte).
En gros un « glossaire » c’est donc une option certes intéressante pour ceux qui en éprouvent le besoin ou l’envie, mais c’est jamais une nécessité absolue. Pour bien comprendre un texte il existe des moyens souvent plus efficaces que le glossaire ou lexique : par exemple un organigramme ou une étude phraséologique ou encore une note contextuelle.
Il serait illusoire de croire qu’un lexique ou même un glossaire permettrait des traductions futures plus rapides, plus faciles voire automatiques car cela poserait vite les habituels problèmes venant avec l’usage des bases de données terminologiques et des « mémoires de traduction » des logiciels de traduc pro. Un tel glossaire cela permettrait en revanche de cerner plus rapidement quelles sont les notions les plus communément admises parmi les divers auteurs /courants et de voir plus directement quelles sont les particularités de telle ou elle source.
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